Une affiche se lit debout, par quelqu'un qui marche et qui ne s'arrêtera pas. De là découle tout le reste : un message principal et un seul, un contraste qui tient encore de loin, une hiérarchie qui dit au lecteur dans quel ordre regarder. Ce qui demande un arrêt et une lecture attentive appartient à un autre support.
L'affiche de commerce, l'affichage urbain et le poster n'appellent ni le même papier ni le même traitement. La première reste à l'intérieur, en vitrine ou au mur, sur un papier satiné, et change au rythme des promotions. Le deuxième se colle en pleine rue, sur des panneaux déjà occupés, et prend la pluie. Le poster relève d'un autre usage, décoration de bureau ou visuel de fond de stand, sur un papier plus épais.
Le papier dos bleu est le standard de l'affichage collé. Son verso teinté est opaque : l'affiche précédente, encore en place sous la colle, ne remonte pas à travers la nouvelle. Sans lui, un fond clair laisse apparaître en fantôme le visuel du dessous dès que le papier se gorge d'humidité.
Reste le format, et c'est le support qui le donne. Un cadre déjà installé impose ses dimensions. Un panneau d'affichage impose les siennes, et une vitrine dépend de ce qui est déjà collé dessus. La mesure du support vient donc avant le dessin : une affiche trop grande se recoupe mal, une affiche trop petite flotte dans son cadre.
En janvier 2024, nous avons imprimé pour TEGEC des flyers et des affiches personnalisés. En mars 2024, WCS Energie, à Sprimont, a reçu ses affiches en plusieurs formats, en même temps que son nouveau logo. Une affiche reste du papier : elle vit sur un mur ou dans un cadre, et elle se change au rythme du message. Pour un support destiné à l'extérieur, c'est vers les panneaux rigides qu'il faut regarder. Et si le visuel reste entièrement à dessiner, la page charte graphique traite ce volet.


